Que faire à Hanoï ? Mes bouts de chemin (et de ratés :p)

Que faire à Hanoï ? Mes bouts de chemin (et de ratés :p)

Trois petits jours dans la capitale.  Seulement trois petits jours. Ajoutez à cela ma « blonde attitude » de brune et une pointe de curiosité dispersée, vous obtenez quelques petits « couac » dans le plan initial ^^. 

Au programme donc, quelques ratés de programme ! Mais pas que. Durant mes pérégrinations citadines, la découverte inattendue de certains lieux m’a permis de prendre le pouls de cette ville qui ne dort presque jamais…

Retour sur quelques uns de mes souvenirs instantanés et sur mon parcours un peu improvisé. 


 J’ai commencé ma vadrouille par le célèbre lac Hoan Kiem situé en plein centre. Ce lac est immense et en faire le tour prends pas mal de temps ! Il est un havre de paix en contraste avec le joyeux bordel du centre-ville, et ça fait du bien après le choc électrique de mon arrivée à Hanoï. À une extrémité de boucle, on trouve un pont qui nous mène à une petite pagode sur le lac. Il y a beaucoup de visiteurs et je pense que c’est la première fois que je suis confrontée au tourisme de masse depuis le début de mon périple au Vietnam… J’avais réussi à y échapper jusqu’à là ! Au sein même de la pagode a carrément poussé un magasin de souvenirs qui gâche un peu l’atmosphère du lieu…

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Le lac Hoan Kiem

Mon activité préférée consista à me perdre de jour comme de nuit dans la ville, et à observer les différents mouvements, le trafic, les gens et le plein de vie qui anime Hanoï. Agitée par la curiosité, je finirais par avoir pas mal de kilomètres dans les pattes !

La tombée de la nuit est d’ailleurs mon moment favori. Celui où se dévoile les formes des bâtiments, des objets appartenant à la rue, embellis par les lumières parfois faibles ou rares des lampadaires. Ma virée nocturne dans les rues exigües du vieux quartier français a été en cela une expérience à la fois attractive et inquiétante… !

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Au cours de l’un de mes vagabondages dans Hanoï…

À force d’errer dans la tumultueuse Hanoï et de traîner dans les moindres recoins de cette ville qui m’intriguent, je tomberais lors de mon premier jour sur le grand marché couvert Dong Xuan, situé au nord du vieux quartier, près du pont Long Bien. Géraldine m’avait dit que c’était un incontournable. Malheureusement, mes nombreuses errances dans la ville et le temps suspendu qui les accompagne auront eu raison de moi : le bâtiment est en train de fermer boutique…  Dommage ! Mais il me restera encore à profiter des ramifications extérieures du marché qui s’étendent sur une longue distance dans chaque rue adjacente. Il s’agit un véritable bazar à la vietnamienne où toute sorte de marchandises est vendue (bric à brac utiles ou inutiles, fruits, légumes, mais aussi poissons, tortues d’eau et oiseaux vivants…).

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Dans les ramifications du marché couvert Dong Xuan
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Vente de poissons sur le marché

Dans le genre « incontournable » raté, j’y compte également le spectacle de marionnettes sur l’eau, très populaire à Hanoï… ! Eh oui, je ne suis pas très douée… Sur mes trois jours dans la capitale, j’ai loupé chaque jour l’occasion d’y assister en arrivant juste après la dernière séance. Mais je me dis qu’il s’agit d’une bonne raison pour y revenir :p Un conseil donc : bien regarder les horaires qui sont différentes tous les jours de la semaine ^^

Hanoï est aussi capitale de culture –  de musées notamment. Et je ne m’en suis pas privée !

L’un des « must to do » est le musée de la femme vietnamienne, situé dans le centre. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais ce fut un réel coup de cœur.

Dans ce lieu, la femme vietnamienne y est valorisée à travers l’Histoire et son rôle majeur dans la guerre du Vietnam (1ère étage), à travers son rôle dans la famille (2ème étage), et à travers la mode (3ème étage). Il y a également des expositions temporaires (au moment où j’y étais, l’une d’entre elle était consacrée au culte des déesses-mères, basé sur l’animisme traditionnel du Vietnam).

J’ai passé un temps fou dans ce musée, en particulier au 1er étage. Dans cette grande salle est rendu un hommage vibrant à chacune des plus grandes résistantes de cette période noire du pays, mais aussi, à toutes les femmes qui ont perdu mari /enfants / famille à la guerre. Les descriptions sont très visuelles, accompagnées de textes, photos et objets ayant appartenu à ces héroïnes du passé. Tellement visuel que l’on a l’impression d’y être et que l’émotion nous submerge rapidement… Bref, vous l’aurez compris, cette partie du musée m’a beaucoup touchée et il me semble que le Vietnam a pris un TGV d’avance sur la France pour valoriser le sexe féminin à travers l’Histoire… !

Le Musée d’Ethnographie du Vietnam est un autre lieu culturel que j’ai eu l’occasion d’explorer. Mais non sans peine ! Il faut dire que, contrairement au précédent, il n’est pas vraiment à côté. Situé tout au nord de la capitale (théoriquement à 40 min du centre), j’ai pris un minibus de ville (le n°14) pour m’y rendre. Entre le moment où j’ai fini par trouver l’emplacement du bus (grâce à mon sens de l’orientation légendaire :p), le moment où le bus s’est décidé à partir (ici pas d’horaire, le chauffeur démarre quand le bus est plein !), les embouteillages interminables et les arrêts de bus toutes les 2 min, j’arriverai à destination… 1h30 plus tard ^^ Ce qu’il y a de certain, c’est que le Vietnam nous apprends la patience 😀 Bref, arrivée en bus, il a fallu encore marcher 10 min le long d’une grande route pour arriver au musée. Il est donc 15h30 et le musée ferme à 17h30. Tout va bien, pas de panique… le musée est juste immense… ! De mon avis, pour le visiter de manière posée, et au vu de la richesse d’informations et de choses à y découvrir, une journée entière ou, du moins, une grande partie de la journée est nécessaire. Ne faites donc pas comme moi :p J’ai dû clairement faire des choix.

Le musée est organisé par sections. L’une est consacrée aux 54 ethnies du Vietnam. C’est celle que j’ai faite en priorité ! Les minorités ethniques sont décrites à travers des vitrines thématiques (activités artisanales, objets du quotidien, vêtements, coutumes, etc.) et à travers des vidéos et matériels sonores présentant les rites et cérémonies religieuses de chacune de ces communautés. La deuxième section est consacrée à l’Asie du Sud-est de manière plus générale et aux différentes influences interethniques qui se sont développées dans toute cette région du monde. Enfin, à l’extérieur, un immense jardin s’ouvre aux visiteurs et là… c’est impressionnant ! On y trouve des reconstitutions à taille réelle de maisons traditionnelles appartenant à quelques unes des ethnies. Il est possible de rentrer dans chacune d’entre elles, à condition de se déchausser. Dans mon cas, c’était un peu compliqué… il me restait 20 min avant la fermeture du musée ! J’ai fait ce que j’ai pu pour me concentrer sur les maisons qui aiguisaient le plus ma curiosité. Malgré mes efforts, je suis sortie la dernière du musée, en même temps que les employés qui n’ont pas osé me virer… :p (Le boulet !!)

Dernier lieu immanquable visité : le mausolée d’Ho Chi Minh. Je dis « immanquable » mais personnellement, je m’en serais passée !

En effet, je n’ai pas trop aimé l’atmosphère pesante et militaire du lieu… Lorsque l’on décide de s’y rendre à pied (environ 30 min de marche depuis le centre) et à mesure que l’on se rapproche du but, des bâtiments administratifs et d’immenses espaces fantomatiques se dressent devant nos yeux, en total contraste avec le joyeux bordel du vieux centre. Au milieu se trouve cet immense bâtiment carré, où repose le père fondateur du Vietnam moderne. Des gardes surveillent chaque entrée de ce vaste terrain. Il s’en dégage une ambiance oppressante qui m’a mise mal à l’aise… Aussi, l’attente est longue avant de pouvoir entrer dans le lieu, et pour cause, l’endroit est très touristique, les contrôles de sécurité drastiques, et les portes ferment à 11h pétante afin de « laisser HCM se reposer» (les vietnamiens vouent un véritable culte à leur fondateur).

Mise à part le mausolée dont l’ambiance est spéciale, les jardins et appartements d’HCM sont sympas à visiter, bien que trop « propres » et ostentatoires à mon goût… !

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Le mausolée d’Ho Chi Minh

Après avoir fait ma touriste, j’en profite pour me rendre vers le grand lac situé tout au nord-ouest de la vieille ville. Sur la carte, ça ne semblait pas très loin… Que nenni ! Et je me perds une fois de plus en prenant le chemin opposé… sur une longue distance ^^ ! Ce qui a l’avantage de me faire découvrir une nouvelle partie d’Hanoï avec son lot de coiffeurs ambulants, de marchands ambulants, de petites maisonnettes  et d’écoliers rentrant de l’école. J’ai même découvert un atelier de cinéma dans une des rues où je me suis paumée !

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Au cours de l’une de mes erreurs d’aiguillage :p

Après pas mal de marche dans des rues immensément longues, j’atteins enfin ce fameux lac, un brin pollué et pas très beau non plus… ! C’est néanmoins l’occasion de me reposer les pieds, la tête et d’observer passivement les scènes de vie qui m’entourent, une de mes activités préférées 😀

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Après plusieurs km de marche, le « très beau » lac dit  » lac des Amoureux » car lieu de promenade favori des hanoiens…!
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Petite pagode sur le lac de l’Ouest

Au final, il y aurait encore mille choses à voir, à tester et à explorer à Hanoï. Pour ma part, en 72h, j’ai dû faire l’impasse sur pas mal de lieux et d’activités !

À vous de vous faire votre propre idée de cette capitale, et à votre rythme 🙂

Néanmoins, une chose est sûre, Hanoï ne vous laissera pas indifférent !

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